Samedi 2 janvier 2010 au matin, 8 h30. Parking du stade Sabathé. Temps gris, froid et couvert. Rien qui n'engage à faire 6 heures de route pour aller supporter notre équipe !

Malgré les têtes fatiguées et pas encore vraiment remises des repas de fête, et le temps plus qu'hivernal (voire polaire !) annoncé sur la route et au Pays Basque, notre petite dizaine de courageux inscrits pour ce déplacement est là et bien là. Sacrée équipe que nous avons là ! Une majorité de fidèles, bien sur, mais aussi une “petite” nouvelle, Patricia, et en prime notre adorable Titi, Môssieur pelouse du stade du Manoir, à qui nous réservons une petite surprise pour demain au stade Aguiléra… . Mais ça il ne le sait pas encore !… .

A peine sortis de Montpellier, la radio sur l'autoroute nous annonce la neige de Castelnaudary à Toulouse ! Le ciel de gris devient noir, mais une fois partis, ce n'est pas ce genre de “détail” qui va nous arrêter et encore moins nous faire faire demi-tour !

Sitôt repartis de notre première halte à la station des Corbières pour se réchauffer autour d'un café, la neige se met à tomber de plus en plus dru, les abords de l'autoroute et les paysages environnants sont tout blancs, mais avec une bande de supporters comme celle-là, mêm' pas peur !!

Heureusement, passés Toulouse, ça se calme un peu, on en profite pour avancer le plus possible vu que ça n'a pas l'air de s'arranger plus on va vers l'Ouest. Pause repas à 13h à l'aire des Pyrénées, montagnes dont on n'aperçoit même pas les premiers versants tellement le ciel est bouché. Il fait un froid humide à geler un canard sur place, mais voilà qui ne va pas entamer la bonne humeur générale. Nous attendions ce déplacement depuis tellement de temps, faute de n'avoir pas pu aller à Bayonne…(merci Canal !!) . Nous dégustons et apprécions avec d'autant plus d'appétit les créations culinaires des unes et des autres préparées avec amour… .

Nous finissons par arriver à Bayonne aux alentours de 15h, et, passés le péage et la fameuse rivière “La Binouse” qui matérialise l'entrée au Pays Basque, le ciel se lève enfin un peu, grâce à une marée haute à fort coefficient sur la côte. Mais le froid humide est persistant. Faut pas trop rêver cependant, nous sommes en janvier au Pays Basque… . Court passage à l'hôtel, manière de poser les bagages et d'attribuer les chambres. Puis visite de Bayonne alors qu'avec le changement de marée, le temps se radoucit mais par contre se re-humidifie… . On comprend pourquoi c'est si vert ici… . Cela ne nous empêche pas de nous régaler en faisant un bon petit tour autour de la cathédrale et dans le petit Bayonne. Et non sans avoir constaté auparavant que notre cher bar a soupe avait fermé suite aux dégâts occasionnés par les dernières inondations de la ville… . Heureusement pour Martine et Jean Pierre qui n'étaient pas de ce déplacement pour voir dans quel état il est désormais… . Dommage, nous y avons tellement de bons souvenirs de soirées passées à cet endroit, de leurs patrons et de leur clientèle… !!

Vu le fort coefficient de la marée, alors que la nuit commence à tomber, nous décidons d'aller faire un tour à Biarritz. Déception totale ! Alors que la pluie se met à tomber de plus en plus, le rocher de la vierge ne s'offre pas sous les meilleur hospices… pas une vague ! L'océan est, comme dirait Titi, aussi plat que le Salagou ! Mais c'est de sa faute aussi, à chaque fois qu'il vient là-bas avec nous au Pays Basque, l'océan est semblable à sa pelouse du stade ! On lui fera payer ça demain, et il n'en finit pas de se faire chambrer !…

Mais voilà que toutes ces émotions ça creuse, petit tour à la cafet Casino d'Anglet faute de bar à soupe à Bayonne. Vu le temps pourri à l'extérieur, le repas s'éternise dans une climat de bonne rigolade. A la sortie, des jeunes Basques qui font tourner leurs voitures et leurs motos kitées et préparées en utilisant le parking à l'abri des intempéries comme lieu de réunion nous branchent gentiment et nous souhaitent la bonne année. Vu le temps et la fatigue générale d'après fêtes, tout le monde est content de rejoindre l'hôtel. On finit les gâteaux dans le couloir et dans les chambres à la façon des 5e repas des moniteurs des colos de vacances. Jeff et Titi, qui partagent la même chambre, nous font plier de rire, devinez pourquoi… . Puis tout le monde se sépare pour enfin aller se coucher “avec la banane”… .

Lever matinal dimanche matin, tant il est vrai que le programme est chargé… . Tout le monde est sur le pont de bonne heure, même si ça “couine” un peu. Départ de l'hôtel vers 8h 45. Direction le superbe village de Bidart où nous devons rejoindre notre cher père Noël qui nous servira de guide et nous introduira auprès des siens. Dommage que le climat ne soit pas de la partie. Le temps est à peu près doux (13°), mais l'humidité est totale. Il n'empêche, nos retrouvailles sont toujours aussi chaleureuses et plaisantes. C'est toujours un bonheur de retrouver ce sacré Basque de Noël ! Malgré le crachin persistant, tout le monde apprécie la balade dans ce vieux village de pêcheurs de baleine si typique avec le fronton pour la pelote Basque d'un côté, et sa si touchante église fortifiée entourée du cimetière à tombes discoïdales de l'autre. Petit passage au superbe café hôtel de luxe de la place, sponsor de l'équipe de rugby locale, où notre hôte nous invite pour boire un petit café. Puis direction le stade de rugby du bourg dont Noël a la clef. Juste le temps de fouler la pelouse bien grasse et d'aller jusque sous les poteaux prendre quelques photos manière de bien rigoler encore une fois.

Puis vint le moment de rejoindre Biarritz sous une pluie persistante , où nous attendent pour l'apéro nos amis d'AupaBO dans leur local au pied de leur tribune après que notre guide nous ait fait prendre tout un tas de raccourcis pour arriver en temps et en heure à Aguiléra . Accueil toujours aussi adorable par nos amis Basques, encore un bon moment comme on les aime. Mais jaloux de leur magnifique local offert par le BO au pied de leur tribune… . Si nous pouvions avoir cette chance à Montpellier alors qu'il reste encore beaucoup d'espaces vides… . Sans commentaire.

C'est l'heure du match. Avec… Titi dans la peau de Bikounet… bien malgré lui, et foulant la pelouse d'Aguiléra avec l'indien du BO… Tête de nos joueurs dans le couloir quand ils ont reconnu qui faisait la mascotte…

Sinon pour ce qui est du match lui-même celui-ci fut d'un niveau très décevant côté MHR. Où une fois de plus nous nous sommes montrés vaillants, mais sans tête, jouant souvent à l'envers vu les conditions météo et la spécificité de l'équipe en face. Une partie où sans vraiment trop rien montrer, les Biarrots ont essentiellement marqué suite à des erreurs individuelles de quelques uns de nos joueurs impardonnables à ce niveau. La rentrée en toute fin de match de quelques cadres indiscutables, a permis de remettre un peu d'ordre dans tout cela et de revenir un peu au score, mais le mal était fait depuis longtemps. Heureusement qu'il y eut le chambrage toujours aussi sympathique des “metteurs d'ambiance” d'AupaBO pour ne pas finir complètement moroses. Il convient cependant de nourrir les plus vifs regrêts du fait que nos joueurs ne soient pas venus saluer à la fin du match leur poignée de supporters. Lesquels ont vaille que vaille tenté de soutenir la comparaison avec leurs écrasants voisins et “adversaires” de tribune. Il convient de saluer à cette occasion Michel Macurdy, entré en fin de partie, et qui a remis (trop tard) tout le monde dans le sens de la marche. LUI SEUL, est venu nous applaudir au coup de siffllet final pour ne rien avoir lâché jusqu'au bout.

Puis, après avoir été tout de même allés saluer les joueurs comme à l'accoutumée; et après avoir dit à certains joueurs “cadres” notre façon de penser quant-à leur ingratitude à l'égard de ceux qui font de gros efforts, notamment financiers, pour venir les soutenir si loin; ce fut le moment de reprendre le chemin du retour. Il semblerait que nous ayons été entendus. A voir… .

Retour de nuit sans problème majeur si ce n'est les trombes d'eau quasiment sans discontinuer d'un bout à l'autre. Pour parachever sur une bonne note ce long weekend, petit cadeau de Flo, via Pascale Lagorce, . Jeff est intervenu en direct sur Sud Radio pour donner sa vision du match depuis le relais du Comminges où nous avons effectué notre arrêt repas.

Arrivée au parking de Sabathé aux alentours de 23h 20. Bien fatigués, mais avec plein de bons souvenirs du Pays Basque dans la tête. Merci encore à notre bon père Noël Basque, à tous nos amis d'AupaBO qui nous ont fait si bon accueil, et à Michel Macurdy pour son respect pour les supporters. Et encore merci et bravo à tous les participants de ce long déplacement hivernal dans des conditions climatiques et rugbystiques vraiment pas faciles.