"Bactérie..." au sujet des interactions négatives entre sportif et extra sportif au sein du club
Par gades du MHRC, lundi 22 février 2010 à 07:24 :: vu...entendu... :: #1143 :: rss
Un billet d'humeur sur le pourquoi du malaise actuel au sein du MHR. (Midi libre de ce matin).
"HUMEUR
Bactérie...
« J'ai commencé à vomir à la mi-temps » ... Ainsi donc s'exprimait Robert, de Béziers, victime parmi tant d'autres invités VIP, d'une intoxication alimentaire qui a ravagé la réception d'avant-match, samedi, à Yves-du-Manoir. Une bactérie, nous a-t-on appris. Il faut dire aussi que le spectacle sur le terrain, vu la prestation des Montpelliérains face à Bayonne, était plutôt indigeste. Mais doit-on jeter la pierre uniquement aux joueurs ? Les bouleversements extra-sportifs qui se profilent à l'horizon ne seraient-ils pas, eux aussi, des bactéries qui empoisonnent la vie de ce club prisonnier d'enjeux politiques ? Changements annoncés, en tête d'une présidence qui aiguise des appétits. Et pas des plus sains. Remaniement "ministériel" plus ou moins prévu au sein du staff sportif ; arrivée probable, ou pas, de sponsors majeurs, etc.
Et pourquoi un tel flou ? Parce que tout ne pourra se décanter qu'après une échéance... électorale. Celle des régionales de mars. Qui verra (ou pas...) la réélection du principal bailleur de fonds dudit club.
Alors, bien entendu, les joueurs ont une grande part de responsabilité dans la défaite de samedi. Mais avouez que, dans le flou qui enveloppe son avenir, dans les silences et les non-dits, voire les conspirations, comme autant de bactéries qui bouffent le foie du MHR, il y a de quoi en perdre son rugby, non ?"
J.-L. R.
Dans la même page, interview de Denis Navizet :
"Le manager du MHR : « Aucune excuse ».
Navizet fustige sans concession l’attitude des joueurs.
Vous avez semblé très marqué et très déçu par cette défaite face aux Bayonnais… Déçu et exaspéré. C’est typiquement le genre de match qui me gonfle. Tu donnes les meilleures conditions, les plus professionnelles, pour que les gars préparent au mieux le match, et tu te rends compte qu’ils ne mettent pas les ingrédients pour le gagner.
Fustigez-vous l’attitude de certains joueurs en particulier ? Comme ceux qui sont en fin de contrat, ou qui ne savent pas encore ce qu’ils vont devenir ? On est effectivement dans une période où on rediscute un certain nombre de choses. Mais les joueurs sont des professionnels, ils sont payés pour faire leur job. Ce n’est pas possible d’avoir ce genre de comportement, qui met le club dans une situation difficile.
Vous avez déclaré que cette défaite n’allait pas arranger les affaires du club sur le plan extra-sportif. Que vouliez-vous dire ? A un moment donné, quand les commerciaux vont démarcher des partenaires pour essayer d’augmenter notre budget, ce genre de prestation de l’équipe n’est pas là pour les aider. Pour les partenaires existants, les partenaires potentiels et le public, c’est scandaleux de délivrer ce genre de performance…
Dans cette période un peu floue que traverse le club, n’est-ce pas aussi l’extra- sportif qui pèse sur le sportif ? Aujourd’hui, si on n’est pas capable de faire la part des choses, il y a un problème. A chacun son job. Celui des joueurs, c’est la performance sur le terrain, qui fera avancer les choses en dehors. Et éviter à certains élus de remettre en question la façon dont le club fonctionne. C’est un tout. Aujourd’hui, nos résultats ne sont pas à la hauteur et ça participe à la situaiton un peu floue dans laquelle le club se trouve.
Les joueurs n’ont aucunes circonstances atténuantes… Non, aucune excuse.
Apparemment, vous réfutez le fait de dire que c’est parce que Ouedraogo n’était pas là… Alors ça, ça me met hors de moi. Qu’est-ce qu’on va dire à Fufu ? " Voilà, tu vas avoir 35 matches dans la saison. Quand tu joues avec l’équipe de France le samedi, tu viens jouer avec nous le dimanche ? " On se cache derrière l’absence de Fufu ou de François (Trinh-Duc, Ndlr). On a des joueurs qui sont adultes, il faut arrêter de chercher des excuses.
Juste une précision : eux-mêmes n’en cherchent pas. Ce sont peut-être les médias qui en font un peu trop… (Soupir). Peut-être. Mais le problème, c’est que ça risque de tourner à l’obsession. Du style : puisqu’il n’y a pas Fufu et François, eh bien, de toute façon, ce match, on va le perdre.
On sent comme un vrai coup de mou. C’est quoi, la solution, des coups de gueule, des coups de trique ? Non, c’est pas le genre de la maison. Ils vont avoir une grosse semaine de travail. Et il faut que tous prennent définitivement leurs responsabilités. Les histoires de prolongation de contrat et de recrutement, eh bien on va attendre de savoir où on en est…
Quand vous dites "savoir où on en est", vous parlez de la situation sportive de l’équipe ou de à la restructuration du club ? Le problème aujourd’hui, c’est qu’on n’a pas forcément de visibilité sur l’aspect politique de notre environnement. Et c’est vrai que ce n’est pas l’idéal aujourd’hui pour continuer à avancer sur notre projet sportif. Mais ce sont des décisions qui ne nous appartiennent pas. Il y aura certainement des décisions qui seront prises. On les respectera. Notre objectif, à nous, c’est de continuer à avancer. Dans ce qu’on sait faire, à cultiver ce qui fait notre force, comme la formation, etc.
Justement, un petit mot sur la sélection de Clément Baïocco, formé à Montpellier, en équipe de France ? C’est du pur bonheur. C’est la seule bonne nouvelle du week-end.
Vous ne regrettez pas de n’avoir pas su le garder ? Clément a toujours connu Montpellier. Et le fait de partir, ça lui a refixé des challenges qu’il a parfaitement relevés. Pour nous, son départ n’a pas été évident à gérer, sportivement et humainement. Mais on est ravi pour lui. Sincèrement, ça fait un ambassadeur de plus de la formation montpelliéraine…
Dernière précision. Ouedraogo est forfait pour l’équipe de France. Pourra-t-il jouer avec le MHR pour la réception du Métro-Racing (le 5 mars) ? On l’a récupéré aujourd’hui (hier, Ndlr). On l’a mis entre les mains du staff médical. Il souffre d’un décollement de l’aponévrose du mollet. C’est pas grave, mais "ch….". On va essayer de le remettre sur pied pour qu’il puisse jouer contre le Métro avec nous, et puis contre l’Angleterre avec l’équipe de France."
Jean-Loup ROBERTIER
Aux réponses de Denis au Midi Libre, où il dit un peu tout et son contraire, (faute de savoir lui même à quelle sauce il va être mangé), on comprend bien "en creux" que lui aussi est loin d'avoir toutes les cartes en main. Le club étant totalement inféodé aux politiques, les non réponses liées à l'attente des prochaines élections régionales crée une foule d'incertitudes à tous les échelons de celui-ci. La nature humaine ayant horreur du vide, cet état de fait a forcément des conséquences non négligeables sur le sportif. On en a vu les conséquences contre Bayonne. Et l'on sait combien le sportif est le moteur en matière d'image du club pour conforter les sponsors actuels et en chercher d'autres pour une éventuelle saison prochaine en Top 14 ou... en Pro D2... . Cycle infernal où le MHR donne l'image d'un bateau ivre en pleine tempête médiatico-politico-sportive. Mauvais moment pour naviguer à vue et au jour le jour. Avec en plus le changement annoncé du commandant qui l'a fait devenir ce qu'il est et d'une partie de sa garde rapprochée. Mais sans savoir pour autant ce que va en faire l'armateur, et dans quelle proportion une partie de la maitrise et de l'équipage va être renouvelé. Le bateau tangue dangereusement, et commence à embarquer des paquets de mer. Il est plus que temps de redresser la barre et de se remettre face au vent !
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